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Dossier Jean Behra

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Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:04

Chers amis,

pour préparer l'interview de Georges Behra (le petit frère de Jean Behra)
viewtopic.php?f=9&t=5910
j'ai compulsé pas mal de documentation sur Internet plus le précieux livre de Jean-Luc Fournier "Jean Behra, le prince des damiers".

Agrémentant ces données des témoignages et anecdotes livrées par Georges Behra, on obtient ce dossier que je suis heureux de vous présenter aujourd'hui sur Maseratitude.
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:07

Jean Behra fut l'un des meilleurs pilotes de sa génération et il a même failli, en 1956, devenir le premier pilote français sacré champion du monde de Formule 1. Cette année-là sur Maserati 250 F, Jean Behra pouvait encore être sacré lors de la dernière course de la saison, le grand prix d'Italie à Monza, mais il dut s'incliner pour le titre devant des rivaux exceptionnels, Juan Manuel Fangio (Ferrari), Stirling Moss (Maserati) et Peter Collins (Ferrari), les quatre premiers au championnat se tenant en 8 points !


Voici ci-dessous Jean Behra avec son célèbre casque à damier durant sa période "Maserati" (1955-1956-1957) :
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Mais remontons un peu le temps. Jean Behra naît à Nice le 16 février 1921. Son père est radio-électricien et Jean grandit dans le quartier Saint-Sylvestre. Sa combativité ne tarde pas à s'exprimer en bicyclette : il est champion cycliste de la cote d'Azur dès 17 ans en 1938.

(Quelqu'un avait posté sur Maseratitude il y a quelques mois une photo de Jean Behra dans sa période "vélo" mais je n'arrive pas à la retrouver. Je lance donc un avis de recherche sur cette photo !)



Georges Behra nous a renseignés sur les débuts de son frère qui travaillait à Nice dans l'immédiat après -guerre comme mécanicien dans un magasin de motos Magnat-Debon, sous-marque de Terrot. Très enthousiaste, Jean Behra se fait prêter des motos pour participer à des courses locales qu'il remporte, puis il vend la Citroën traction familiale pour s'acheter une Terrot de course !

Jean Behra entâme alors une carrière de pilote moto professionnel, disputant une ou deux courses tous les week-end et parvenant à vivre et faire vivre femme (Charlotte) et enfant (Jean-Paul) grâce aux primes remportées. Il court sur ses motos personnelles (Terrot 350 puis surtout Guzzi 500).

Il devient quatre fois consécutives champion de France moto sur ses Guzzi 500 (1948-1949-1950-1951).


Ci-dessous Jean Behra champion moto sur Guzzi 500 :
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Jean Behra est déjà très connu du grand public à la fin des années 40 grâce à ses exploits en moto :
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:11

En 1949 a lieu la première course de Jean Behra en voiture, et quelle voiture ! On lui prête une Maserati 4 CL (1500cc à compresseur) pour la course de côte du Mont Ventoux où il signe le 3ème temps et se fait remarquer par Amédée Gordini. Ci-dessous Jean Behra au Mont Ventoux en 1949 sur Maserati (c'était un signe !):
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Notez que jean Behra n'a pas de casque (il ne sera obligatoire en course automobile qu'en 1952).


Amédée Gordini est impressionné par le "coup de volant" de "l'as du guidon français" et lui confie une Simca-Gordini pour le rallye de Monte Carlo 1950. Jean Behra l'amène à la 3ème place au scrach et à la 1ère place en 1100 cc. Ci-dessous Jean Behra avec presque la même voiture en 1951 :
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En 1952, Jean Behra cesse de courir en moto et devient pilote officiel de l'écurie Gordini (monoplaces Formule 1 et 2 et barquettes Sport).

Ci-dessous Jean Behra fier dans la Gordini 2 litres de Formule 1 avec laquelle il lutte contre Alberto Ascari (Ferrari 500) ou Froilan Gonzales (Maserati A6GCM) puis Juan Manuel Fangio en 1953 (Maserati A6GCM "interim"). C'est l'époque du championnat de Formule 1 en 2 litres.
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Jean est concentré avant le départ du Grand Prix de France qu'il va brillament remporter à Reims en 1952 devant Ascari sur Ferrari :
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Ci-dessous après cette belle victoire à Reims, Amédée Gordini à gauche, Jean Behra au centre et Robert Manzon (deuxième pilote Gordini, abandon sur rupture de pont alors qu'il était 3ème) :
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:16

Le casque devient obligatoire en course auto en 1952. Jean Behra le veut très reconnaissable : blanc avec un damier à la base. Ce sera son signe distinctif par rapport à ses concurents (casque brun sombre pour Fangio, casque tout blanc pour Moss) :
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Grâce à son casque, les spectateurs repèrent facilement Behra sur Gordini au Nürburgring 1953 :
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Les très compactes Gordini sont bleues et se reconnaissent facilement parmi les Ferrari et Maserati rouges :
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A cette époque, on pouvait piloter en chemise à carreaux une Formule 1 qui atteignait quand même 250 km/h !



Notez l'apparition du petit aileron derrière la roue avant. Les Maserati 250 F ont le même :
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Amédée Gordini est en blanc.
Pour le Grand Prix de Suisse cette année là ou la précédente, le moteur de Formule 1 de la monoplace de Jean Behra était neuf et non rodé au départ de Paris. Jean Behra décida de faire le trajet entre Paris (ateliers Gordini 69-71 boulevard Victor) et Bern avec sa Formule 1 pour roder le moteur. Seul probléme : la nuit tomba au 2/3 du parcours et Jean se plaça devant le camion Lancia de l'écurie Gordini pour profiter de ses phares ! Quelle époque !



Jean Behra court trois ans pour Gordini (1952-1953-1954) avec énormément de records du tour et de temps en tête en course mais finalement peu de victoires car les Gordini sont très fragiles et la société manque cruellement d'argent. Il y a même des souscriptions financières lancées par voie de presse auto voire même de presse généraliste : "aidez Gordini" !
Amédée Gordini inscrit ses voitures à beaucoup de course pour toucher les primes de départ, mais il n'a souvent pas les moyens de réviser suffisamment ses voitures qui ont déjà plusieurs courses au compteur et nécessiteraient normalement de nombreux changements de pièces coûteuses.


Outre le Grand Prix de Reims 1952, à noter malgré tout quelques belles victoires de Jean Behra sur Gordini : le Grand Prix d'Aix les Bains 1952, le tour de France auto 1953, le Grand Prix de Pau 1954 et la coupe du salon à Montlhéry 1954.



Ci-dessous Jean Behra victorieux au tour de France auto 1953 sur barquette Gordini 3 litres avec son mécanicien embarqué, Alfred Barraquet :
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Ci-dessous Jean Behra remporte le très réputé Grand Prix de Pau 1954 sur Gordini après un duel acharné avec Maurice Trintignant (dit "Pétoulet") sur Ferrari :
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Notez le nez cabossé de la Gordini !



Amédée Gordini est souriant après cette victoire mais Jean Behra sait déjà que son avenir est ailleurs :
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Les deux hommes s'estiment mutuellement et Jean Behra n'oublie pas qu'il doit à Amédée Gordini son premier contrat de pilote usine. Cependant, tous les experts considèrent fin 1954 que Jean Behra est l'un des trois meilleurs pilotes au monde, peut-être un peu en dessous de l'incomparable Juan Manuel Fangio, en tout cas au niveau de Stirling Moss.

Voici ce que Moss dit de Behra :
« Quand je doublais mes adversaires, Ascari et les autres, je ne m’inquiétais pas, j’étais sûr de ne pas les revoir, mais quand je doublais Jean, je n’étais jamais sûr qu’il ne s’accrocherait pas et me repasserait plus tard ! C’était un vrai coureur, le plus vite possible quels que soient la voiture, les circonstances, toujours le plus vite possible : tel était Jean Behra»


Jean Behra a 33 ans en 1954. Il a aussi besoin d'une certaine reconnaissance financière de son talent alors que Gordini ne peut le payer qu'au compte goutte ! Il a surtout besoin de voitures qui ne le lâchent pas régulièrement alors qu'il mène la course en tête.


Avec sa générosité habituelle qui émeut tant le public, il s'est dépensé sans compter pour Gordini, a couru des risques considérables, s'est souvent blessé comme à la Panamericana 1952 où, caracolant en tête sur la barquette Gordini, il sortit de la route car un spectateur mexicain qui avait eu trop chaud avait posé sa veste sur le panneau annonçant un virage !


Voici la liste des blessures de Jean Behra dans sa période Gordini :

1952 : omoplate droit cassé et côtes fissurées aux Sables d'Olonne (12 jours d'arrêt seulement, Behra est second à la course suivante à Caen 13 jours plus tard !)
1952 : sept côtes cassées, plaies frontales et bout du nez à la Panamericana (dernière course de l'année donc blessures pas trop génantes pour la suite)
1953 : vertèbre lombaire tassée et bras droit cassé à Pau (10 semaines d'arrêt)



Fin 1954, la mort dans l'âme car c'est un sentimental, Jean Behra estime quand même avoir rempli son contrat et signifie à Amédée Gordini qu'il doit le quitter pour une écurie plus performante. Le "sorcier" est triste mais comprend. Jean Behra est engagé chez Maserati où il fera trois belles saisons (1955-1956-1957).
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:23

En 1955, Jean Behra arrive chez Maserati avec le titre de premier pilote et fait équipe avec l'argentin Roberto Mieres et l'italien Luigi Musso.

En Formule 1 en 1955 sur la Maserati 250 F , Jean remporte les réputés Grand Prix de Pau et de Bordeaux et signe des podium, notamment une belle 3ème place à Monaco. Je vous rapelle que cette année là, les Mercedes de Fangio et Moss rafflent presque tous les Grand Prix.

Ci-dessous juste avant le départ du très réputé Grand Prix de Pau :
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On remarque Alberto Ascari à gauche et Guerino Bertocchi à droite.


Ci-dessous, Jean Behra sur 250 F châssis #2516 mène la danse au Grand Prix de Pau devant Alberto Ascari sur Lancia D50 et remporte la victoire :
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Ci-dessous Behra fonce vers la victoire au Grand Prix de Bordeaux 1955 :
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Le jeune maire de Bordeaux Jacques Chaban-Delmas, Jean Behra et le coureur cycliste Guy Lapébie :
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:33

Jean Behra se classe 4ème au Grand Prix de Monza 1955 sur la 250 F semi-carénée (#2518) qui essaye de contrecarrer les Mercedes qui disposent d'une carrosserie totalement carénée pour les circuits rapides :
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A l'autodromo di Modena, Jean est manifestement heureux de tester début 1955 le prototype 300 S (qui deviendra par la suite la 150 GT) :
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Noter Guerino Bertocchi en casquette.
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Petit topo sur ce châssis mythique 003/#2043 qui deviendra l'exemplaire unique 150 GT :
viewtopic.php?f=12&t=2306
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:37

Jean fera une belle saison 1955 en catégorie Sport avec la 300 S (victoire au très fameux supercortemaggiore à Monza et au Grand Prix du Portugal) ou avec la 150 S (victoire au Nürburgring).

Ci-dessous victoire aux 500 km du Nürburgring 1955 sur 150 S #1656 (moteur rodé-réglé par Ermanno Cozza) devant une armée de Porsche 550 :
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Contrairement aux 1000 km du Nürburgring, les 500 km étaient réservés aux moins de 1.5 litres de cylindrée.
Cette victoire aura un grand retentissement commercial sur les ventes de Maserati 150 S aux gentlemen drivers !



Jean termine 4ème au Grand Prix de Suede sur 300 S derrière Fangio sur Mercedes :
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Ici en octobre 1955 Jean Behra sur 300 S #3054 au Tourist Trophy en Irlande du Nord derrière la Cooper Jaguar de l'écurie Whitehead :
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Quelques instant avant l'accident, on devine que jean porte des lunettes de rechange au cou :
Image*
Jean sort de la route et le choc est très rude : fractures du bas et de l'avant bras droits, casque fendu, vilaine plaie de la joue droite, oreille droite totalement sectionnée par les verres de la lunette de rechange (Jean n'en portera plus par la suite).

Il fut impossible de retrouver l'oreille sectionnée. Jean portera une prothèse de pavillon de très bonne qualité, fabriquée en Angleterre.

On m'a raconté que Jean s'est beaucoup amusé par la suite à enlever son oreille en plastique devant des enfants éberlués ou à laisser son oreille sur les oreillers des hôtels, ce qui faisait hurler d'effroi les femmes de ménage !
Il a aussi fait s'évanouir une anglaise lors d'un cocktail en enlevant son oreille et en lui disant : "Ah vous êtes anglaise, regardez, c'est made in England, de très bonne qualité" !

Rassurez vous, la 300 S # 3054 fut encore plus vite réparée que son pilote. Elle participa 1 mois plus tard à la Targa Florio avec Luigi Musso et Luigi Villoresi en remplacement de Jean Behra qui avait le bras dans le platre.

Heureusement, cet accident est survenu en fin de saison 1955 et ne fit perdre que peu d'engagements en compétition à Jean.
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:43

1956 fut l'une des meilleures saisons pour notre héro qui fait équipe avec un autre très grand as du volant : Stirling Moss.

En Formule 1, Jean Behra ne remporte pas de courses en 1956 mais signe une belle série de podium : 2ème en argentine (la Ferrari victorieuse de Fangio n'a pas été discalifiée malgré une poussette interdite dans les stands vue par tous sauf par le commisaire principal !) 3ème à Monaco, Reims, Sylverstone et au Nürburgring !

Grâce à cette belle régularité et malgré l'absence de victoire, Behra mène longtemps au championnat devant Fangio (Ferrari dérivée de la Lancia D50) et Moss (Maserati 250 F).

Mais après un abandon à Monza, il devra finalement s'incliner devant ces rivaux prestigieux.

Fangio, Moss, Behra étaient, de l'avis de nombreux spécialistes, les trois meilleurs pilotes de cette époque et ils ont tous piloté pour Maserati :
Behra en F1 et Sport en 1955, 1956 et 1957
Moss en F1 et Sport en 1956 puis que en Sport en 1957 (Vanwall en F1 en 1957)
Fangio en F1 et en Sport en 1957

Ainsi, en Sport en 1957, ils étaient tous les trois chez Maserati !!!

Ce sont des années fabuleuses pour Maserati qui dispose de l'élite des pilotes mondiaux.



Quelques images de Jean Behra à Monaco en 1956 sur la 250 F qu'il amène à la troisième place derrière Moss (Maserati) et Fangio (Ferrari):
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En Sport, formidable victoire aux 1000 km du Nürburgring de l'équipage Moss et Behra sur 300 S :
Image*
Un jean Behra heureux à droite partage la couronne de lauriers des 1000 km du Nürburgring avec Stirling Moss au centre et le chef mécanicien-essayeur Guerino Bertocchi à gauche :
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:46

En 1956, Jean s'adjuge aussi les 1000 km de Paris sur 300 S ainsi que les Grands Prix de Bari et de Rome sur la toute nouvelle 200 S.

Ci dessous Jean à la Suppercortemaggiore 1956 avec la belle 200 S, la plus fine des Maserati barquettes S :
Image


La dernière course de l'année 1956, c'est le tour de France auto. Jean Behra (avec son frère José comme copilote) termine à une très belle 5ème place sur une modeste Porsche 356 de 1.5 litres, tout près des quatre premiers qui ont des 3 litres : De Portago sur Ferrari 250 Europa, Moss sur Mercedes 300 SL, Gendebien sur Ferrari 250 GT et Cotton sur Mercedes 300 SL.

A cette occasion, Jean comprend qu'un petit moteur à l'arrière peut rivaliser avec un gros moteur avant. L'idée fera du chemin et aboutira à la Behra-Porsche de 1959.


Finalemant, l'année 1956 fut la seule où Jean Behra ne s'est pas blessé !
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Re: Dossier Jean Behra

Messagede maseramo » Mer 28 Mar 2018 21:49

En 1957, pour sa dernière saison chez Maserati, Jean Behra fait équipe avec Juan Manuel Fangio en Formule 1 et en Sport . Stirling Moss, passé chez Vanwall en Formule 1, reste cependant chez Maserati en Sport.

Fangio, après une année 1956 psychologiquement très difficile chez Ferrari, se sent "comme à la maison" chez Maserati et domine largement en Formule 1, amenant la 250 F au titre de champion du monde.


Jean signe de beaux podium (2ème en Argentine et à Reims) et des victoires dans des Grands Prix de Formule 1 ne comptant pas pour le championnat du Monde, bien qu'ils soient réputés et dotés de larges primes (Pau, Modène, Maroc).

Quelques belles images de Jean dans une 250 F qui s'affine de plus en plus au fil des années et devient "la plus belle Formule 1 à moteur avant"(ce n'est pas moi qui l'ai dit), l'archétype même de ce type de voiture qui va bientôt disparaître :
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En 1957, Jean essaye la 250 F à moteur V12, encore plus belle. Cependant le V12 manque de couple à bas régime et, comme Fangio, Behra préfère la 6 cylindres :
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Juste sublime :
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On refait le plein d'huile de la 250 F de Jean Behra "à la seringue" sous le regard de Guerino Bertocchi en casquette à droite :
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